Le projet éducatif

 

Sans Frontières n'est pas un organisme de plus qui organise des " colos " pour les ados ou ce qu'il est convenu d'appeler des séjours itinérants à l'étranger pour adolescents. Notre projet, plus ambitieux, nous situe sur un autre terrain d'action : celui d'une " éducation au voyage et d'une éducation par le voyage ". Car nous ne voyons pas le voyage comme une fin mais comme un outil formidable au service de l'éducation des jeunes.

 

 


 

 

Depuis plus de 29 ans, force est de reconnaître que cette approche du voyage, à partir d'une rupture avec les habitus et la vie familiale, remplit les conditions d'un changement des comportements individuels et collectifs. Nous voulons transmettre aux adolescents notre esprit du voyage, fait de découverte et de respect des cultures, dans une logique responsable et durable.

En espérant, qu'à terme, ces jeunes rejettent le modèle du tourisme de masse, pour voyager en citoyens du monde, en citoyens Sans Frontières.

 

L'adolescence est une période charnière dans la construction d'une personnalité et nos voyages fonctionnent comme des occasions de ruptures :

  • Rupture avec l'anonymat des institutions scolaires et sociales,
  • Rupture avec les habitudes de confort, de consommation et d'individualisme.
  • Rupture avec les idées préconçues sur les autres, les schémas et les dogmes,
    les représentations stéréotypées.
  • Rupture avec le fatalisme du 'on n'y peut rien' qui tient souvent d'alibi pour 
    ne pas s'impliquer dans une citoyenneté active qui nous tient à coeur.

 

 


 

 

L'objectif central de notre projet d'éducation, c'est de 'faire grandir' les adolescents. 
Nous nous situons résolument comme des partenaires pédagogues au côté des parents, pour que les valeurs que nous défendons ensemble aident chaque jeune à se structurer et se préparer à la vie d'adulte.


L'aventure proposée, c'est de se mettre 'en difficulté' quand aux habitudes, aux modes de vie et de pensées, au corps.
L'activité sportive en pleine nature : la marche, le canoë et le vélo... sont autant de moyens de nous mettre en situation exceptionnelle. Nous n'y recherchons pas l'extrême, bien au contraire, notre souci est de permettre à chacun de réussir par la maîtrise technique de l'activité et la solidarité du groupe. L'extrême ne vient souvent pas du physique, mais du mental, de la capacité à accepter l'absence de confort et le bouleversement des routines.


Cela passe par l'apprentissage des règles de la vie quotidienne où l'on fait les choses dans le souci d'une égalité des droits et des devoirs (cuisine, vaisselle, courses et gestion de l'argent collectif).
Cela passe également par l'apprentissage de la vie citoyenne où l'on discute des problèmes rencontrés et où l'on cherche ensemble les solutions que l'on mettra en oeuvre aussitôt. La participation de chacun aux évaluations en groupe s'inscrit dans cette démarche d'analyse critique en vue d'améliorer le quotidien. Enfin, la mixité dans nos séjours offre aux filles et garçons la possibilité d'apprendre à se connaître et à s'apprécier.


Nous attachons une attention particulière à ce que la pudeur de chacun puisse y être respectée et les relations entre les jeunes, parfois affectives, ne franchissent jamais la limite des relations sexuelles. Par un climat qui favorise la coopération et l'entraide, nous organisons une rupture avec l'égoïsme et l'individualisme dont souffrent nos sociétés dites développées. Il nous incombe de créer les conditions d'une prise de conscience que " les autres " sont un élément clé du bonheur individuel.