Faq
1) Pour en savoir plus sur Sans Frontières
- Depuis combien de temps existez-vous ?
- Etes-vous agréés,quelles sont vos garanties
- Combien employez-vous de directeurs et d'animateurs?
- Quels types de publics fréquentent vos séjours ?
Sans Frontières a été créée en 1984 à l’initiative de quelques personnes œuvrant depuis longtemps au sein des mouvements d’éducation populaire et dérangés par l’absence de réflexion sur le voyage, la rencontre et l’ailleurs (CEMEA, MJC, Léo Lagrange, EEDF). Dans le même temps, nous faisions le constat d’une dérive “consumériste” des voyages proposés sous le label “éducation populaire” ou “tourisme social”. C’est pour mettre en accord notre vision du voyage et nos pratiques de CVL “en voyage” que nous avons créé Sans Frontières
Sans Frontières est agréée par les Ministères de la Jeunesse et des Sports et du Tourisme (N°AG 073960001). Cela offre des garanties (sur le plan financier) aux jeunes qui voyagent puisqu’une caution bancaire est provisionnée, cet agrément est réexaminé annuellement par les services de préfecture. D’autre part, la jeunesse et sport exerce des contrôles sur nos centres pour garantir le fonctionnement conforme à la réglementation en vigueur. De plus, nous adhérons à la “charte éthique du voyage” promue par Atalante et Lonely planet. Enfin, nous sommes depuis juin 2007 labelisés ATR (Agir pour un Tourisme Responsable :
www.tourisme-responsable.org).
Chaque année plus de 150 directeurs et 200 animateurs encadrent nos séjours programmés pendant toutes les périodes de vacances scolaires.
Distinguons trois publics :
-les ados que nous séparons entre les “préados” de 12 à 14 ans et les “ados” de 15 à 17 ans.
-les jeunes adultes de 18 à 25 ans.
-les adultes : plus de 25 ans.
Près de 3000 voyageurs fréquentent chaque année nos séjours. 85% d’entre eux nous sont confiés par le biais de Comités d’Entreprises et 10% s’inscrivent individuellement. Enfin, 5% de nos voyageurs viennent par le biais des mairies (services jeunesse). Nous travaillons avec ces services sur la notion d’intégration donc une minorité de jeunes issus du même quartier dans un groupe. Nous travaillons aussi avec des établissements d’éducation spécialisés sur le même concept d’intégration par l’immersion en étroite relation avec les éducateurs et sur la base du “possible” pour les uns et les autres. Cela ne représente que 10 jeunes par an, mais notre objectif n’est pas le nombre. Nous intégrons aussi des handicapés avec le même objectif, donc les mêmes précautions.
2) La réglementation du Ministère de la Jeunesse et des Sports
- N’ayant pas le BAFA, puis-je espérer trouver un poste d’animation dans l’un de vos centres ?
- N’ayant pas le B.A.F.D, puis-je obtenir une dérogation pour la direction de l’un de vos centres et sous quelles conditions ?
- Combien y-a-t-il d’adultes par rapport au nombre d’enfants ou de jeunes ?
- Quelles sont les fonctions et responsabilités d’un animateur ?
- Quelles sont les fonctions et responsabilités d’un directeur ?
- Y-a-t-il une réglementation spécifique pour les centres de vacances ?
Oui et non. La législation du Ministère de la Jeunesse et des Sports accepte 25% d’animateurs non diplômés par équipe d’encadrement. Cela veut dire que dans une équipe “binôme” (le plus courant pour 15 jeunes) nous ne pouvons pas vous intégrer. Il existe néanmoins des équivalences au BAFA qui vous permettent d’être reconnu.
Oui, vous pouvez obtenir une dérogation au B.A.F.D à condition que vous ayez plus de 22 ans et que vous soyez titulaire du BAFA et avec de l’expérience d’encadrement. Certaines dérogations peuvent être obtenues plus facilement si vous êtes enseignant ou titulaire d’un diplôme délivré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports (BEATEP, DEFA...).
De manière générale, nos équipes sont composées sur la base d’un adulte pour 7 à 8 jeunes de moins de 18 ans. La réglementation fixe ce quota à 1 pour 12.
Les fonctions et les responsabilités de l’animateur sont déterminées par la législation des centres de vacances. Elles relèvent aussi de la convention de l’animation socioculturelle. Ses fonctions et responsabilités sont complétées par le projet éducatif de Sans Frontières et le projet pédagogique du séjour. Il anime les activités et est chargé de l’accompagnement de la vie quotidienne de l’enfant ou du jeune et ce, quelle que soit sa spécialisation.
Animer un voyage ou un séjour à " SF ", c'est partir avec un petit groupe d'adolescents, seul ou en équipe (maximum deux !), car l'un des axes essentiels de notre pédagogie est de s'appuyer sur la qualité relationnelle qu'engendre le petit nombre (écoute, proximité, autorité "naturelle", etc.). Ce fonctionnement, très riche pour les ados, demande de l'investissement, de la motivation, et un esprit d'organisation de votre part. Loin du fonctionnement "centre de vacances", l'animateur est ici impliqué sur tous les aspects : gestion des transports, organisation de la cuisine et des courses, gestion du budget, organisation de l'hébergement avec le souci de l'hygiène et du "confort", prévision et animation des visites, animation de l'activité sportive principale (avec ou sans l'aide d'un spécialiste technique). Il est capital aussi de veiller à la qualité de vie du groupe, d'instaurer la dynamique de ce groupe en lui permettant d'évoluer et de se réguler et, en étant l'acteur de résolution des conflits, d'insuffler un dynamisme qui mobilise les participants et les amène à prendre en main leur voyage. Pas question de se reposer sur une équipe technique ou sanitaire (vaisselle ou cuisine). A Sans Frontières, l'animateur (BAFA ou BAFD) cumule responsabilités et compétences, loin de tout. Notre fonctionnement offre à chacun un espace dans lequel il peut mieux s'affirmer, mais demande beaucoup d'investissement. Tous les voyages n‘exigent pas les mêmes compétences.
l faut lire d’abord le texte précédent. Les fonctions et les responsabilités du directeur sont déterminées par la réglementation des centres de vacances. Elles relèvent aussi de la convention de l’animation socioculturelle. Ses fonctions et responsabilités sont complétées par le projet éducatif de Sans Frontières. Le directeur est mandaté par Sans Frontières vis à vis des Ministères de la Jeunesse et des Sports et du Tourisme, des partenaires de Sans Frontières et bien entendu des familles. Mais la taille même du groupe et donc la dimension de l’équipe réduite à un “binôme” induit un fonctionnement plus fondé sur la complémentarité et le partage des tâches que sur la hiérarchie. Le directeur n’a aucune tâche administrative (c’est le siège qui le fait), peu ou pas de réservations à effectuer (c’est le siège qui le fait), pas de réservation du “gros transport” pour atteindre la destination (c’est le siège qui le fait), pas de gestion des inscriptions, des pré-acheminements (province) des jeunes (c’est le siège qui le fait). Il peut donc se consacrer à préparer le vécu du séjour, les visites, les jeux, le plan alimentaire spécifique à la destination, l’animation culturelle et de détente. Il s’investira plus sur le projet d’animation (puisque le projet pédagogique c’est SF qui le fait) en associant son binôme à la réflexion et aux décisions. Il préparera son approche culturelle ou ethno du pays, de la destination, en se posant comme “l’acteur du recul” sur l’événement et les malentendus culturels éventuels liés à la destination (ethnocentrisme). En cas de désaccord, il reste bien entendu celui qui tranche.
Oui. Vous pouvez facilement vous procurer les textes de cette législation auprès des services de votre Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports ou de certaines Fédérations.
3) La convention de l’animation socioculturelle
- Quelle est la rémunération pour un poste d’animateur ou de directeur?
- Payez vous les jours de préparation et de bilan ?
Nos contrat sont des Contrats d'Engagements Educatifs.
Le salaire est fonction de la destination: plus tu vas loin et moins tu es payé! De plus, il est divisé en 2 partie: le salaire de base qui est de 624 euros auquel se rajoutent les primes qui vont de 252 à 147 euros pour les directeurs sur un séjour de 21 jours et un salaire de base de 468 euros avec des primes de 231 à 105 pour les animateurs pour un séjour de 21 jours.
Les Primes correspondent à des aspects du séjour auxquels nous voulons apporter un soin particulier et qui constituent nos “objectifs de qualité”. Ces aspects devraient être considérés comme le travail ”normal” que l’on est en droit d’attendre d’un directeur ou d’un animateur.
Critère “matériel “: selon l’état et l’entretien du matériel utilisé et rendu en fin de séjour (tentes, popotes, matériel pédagogique ou d’activités sportives).
Critère “documentation” : tu rapportes un “road-book” fourmillant d’explications et réalises des topos ou croquis techniques utiles pour les copains des années suivantes.
Critère “alimentation” : le prix de journée est respecté, les jeunes sont satisfaits, le cahier des menus est bien rempli et le tour est joué.
Critère “transport” : Respect des schémas de pré-acheminement et coopération effective avec le “service transport” pour que les rendez-vous se passent au mieux. Respect des horaires, des véhicules confiés, bons contacts avec les familles, signalement des absents sur la billetterie, et souci d’optimiser les coûts des déplacements durant le séjour.
Critère “pédagogie” : Projet pédagogique, bilans intermédiaires, bilan de fin de séjour, questionnaires individuels des participants, bilan écrit de fin de séjour, image de l’association aux usagers.
Un peu de concret:
- Pour un séjour en Irlande de 21 jours, le directeur gagnera (son chèque) 859 euros et l'animateur 725 euros
- Pour un séjour au Mexique de 21 jours, le directeur gagnera 711 euros et l'animateur 593 euros
Quand aux frais de Transport, nous vous remboursons à hauteur de 100 euros l'Aller/retour (chez vous-Paris). Et en ce qui concerne le week-end directeur vous êtes intégralement remboursés.
Oui, ceci est une nouveauté! Nous payons a hauteur de deux jours de préparation en plus de ton séjour. Pour un séjour de 21 jours, tu seras donc payé 23 jours comme l'exemple ci-dessus.
4) Les modalités de recrutement de Sans Frontières
- Comment s’effectue le recrutement ?
- Comment s’effectue l’affectation sur un séjour ?
- Avez-vous des critères d’âges pour le recrutement de vos équipes d’encadrement ?
- Avez-vous des critères de profil et d’expérience pour le recrutement ?
- Financez-vous les diplômes d’animations?
Aussi bien pour les directeurs que pour les animateurs, la première phase est de renvoyer le formulaire que vous retrouverez dans la rubrique “Candidature” accompagné d’une lettre de motivation; et tout ça par mail. La seconde phase, est un entretien dans votre région si votre dossier est accepté par un de nos recruteurs régionaux...
Sans Frontières propose plus de 70 voyages et projets différents. Le public décide de ceux qui remportent l'adhésion mais le prix, la mode et les phobies jouent ici un grand rôle, nous empêchant d'entrevoir une quelconque logique dans le choix des destinations de nos clients. On ne postule pas à Sans Frontières sur une destination, on vient y travailler pour le projet, les méthodes et une communauté de points de vue éducatifs qui en font une association vivante. Bien sûr, chacun est interrogé sur la destination, le projet et l'âge des participants souhaités, mais cela vient après le recrutement.
Oui. Nous avons défini un âge minimum de 22 ans pour pouvoir travailler efficacement avec le public ados, surtout les 15-17 ans. Cela peut paraître rigide mais c’est dans l’intérêt de tous, les jeunes d’abord, mais aussi les équipes que cela protège d’une tentation de “proximité” qui finit souvent par la mise en difficulté. Les postulants de moins de 22 ans dont les profils nous paraissent potentiellement “forts” se verront proposer d’encadrer les 12-14 ans. La moyenne d’âge du collectif d’animateurs se situe à 25 ans et 28 ans pour les directeurs. Nous pensons qu’avant d’envisager encadrer un “itinérant à l’étranger” il convient de “faire son expérience” en centre fixe d’abord, puis en itinérant en France. Pour encadrer à l’étranger, il faut une certaine expérience.
Les candidats au voyage sont nombreux : allier un “job d’été” à un voyage en étant payé pour le faire, cela tient de la bonne nouvelle. Oui, mais l’expérience des centres de loisirs et des centres de vacances classiques doit être complétée par des compétences particulières qui tiennent :
- au public spécifique de nos séjours (les ados)
- au voyage lui-même (langues étrangères, mœurs différentes, comptabilité en devises, organisation des transports, capacité à faire face à l’imprévu, savoir camper et faire la cuisine,etc...),
- à ce fonctionnement “léger”, qui vous fait travailler en petites équipes autonomes (la “perm” est en France, à deux pas du téléphone, 24h sur 24), et souvent, à l’activité technique qui sert de support au voyage. Nous avons donc à vérifier que les candidats à l'animation de voyages aient bien pris la mesure de leur mission et de leur responsabilité morale :
- la dimension humaine, la relation avec les adolescents n’est pas si “facile” : les animateurs idéalisent trop souvent le public adolescent en le croyant autonome plus que cela n'est possible, pour ensuite s'énerver sur leur "incapacité" à “se prendre en charge”.
- l'autorité est un réel problème, que beaucoup rencontrent en séjour et pour lequel il convient d'être armé, avec humour et tempérament.
Oui. C’est le précamp de 2 jours qui se déroule à Torcy (banlieue parisienne) et permet d’affiner la préparation en participant à des ateliers : administration du séjour, Transport, déroulement du séjour , pédagogie, comptabilité et gestion, matériel, alimentation, animation, documentation et jeux. Mais ce précamp est “collé” au jour de départ et nous incitons nos équipes à se rencontrer et à communiquer avant, loin en amont et dès leur affectation, afin de vérifier leur cohérence en rédigeant ensemble (rencontre ou navette de correspondance) le projet pédagogique du séjour qui intègre le “mode opératoire” du fonctionnement. Cela est rendu possible par le gros effort de Sans Frontières qui envoie à chacun, dès son affectation des dossiers pédagogiques (n°1 et n° 2) puis un livret exhaustif présentant le séjour sous tous ses aspects (nourriture, transports locaux, modules d’activités, enjeux du séjour, animations culturelles, bons plans) réalisé par notre service “documentation”. Grille chronologique et doubles des réservations complètent ces envois, de manière à permettre aux équipes, et même à distance, de se préparer efficacement au séjour qu’elles vont encadrer. Reste la part de travail personnel qu’elles effectuent avant de venir finaliser ce parcours lors du précamp. Un système de “coaching” est aussi mis en place de manière à ce que les équipes puissent questionner une “personne ressource” sur leur destination pour éclairer des points d’organisation ou des subtilités de fonctionnement.
5) L’organisation des séjours
- Y-a-t-il avant le séjour une réunion de préparation avec l’ensemble de l’équipe ?
- Comment se passe les transports des jeunes ?
Oui. C’est le précamp de 2 jours qui se déroule à Torcy (banlieue parisienne) et permet d’affiner la préparation en participant à des ateliers : administration du séjour, Transport, déroulement du séjour , pédagogie, comptabilité et gestion, matériel, alimentation, animation, documentation et jeux. Mais ce précamp est “collé” au jour de départ et nous incitons nos équipes à se rencontrer et à communiquer avant, loin en amont et dès leur affectation, afin de vérifier leur cohérence en rédigeant ensemble (rencontre ou navette de correspondance) le projet pédagogique du séjour qui intègre le “mode opératoire” du fonctionnement. Cela est rendu possible par le gros effort de Sans Frontières qui envoie à chacun, dès son affectation des dossiers pédagogiques (n°1 et n° 2) puis un livret exhaustif présentant le séjour sous tous ses aspects (nourriture, transports locaux, modules d’activités, enjeux du séjour, animations culturelles, bons plans) réalisé par notre service “documentation”. Grille chronologique et doubles des réservations complètent ces envois, de manière à permettre aux équipes, et même à distance, de se préparer efficacement au séjour qu’elles vont encadrer. Reste la part de travail personnel qu’elles effectuent avant de venir finaliser ce parcours lors du précamp. Un système de “coaching” est aussi mis en place de manière à ce que les équipes puissent questionner une “personne ressource” sur leur destination pour éclairer des points d’organisation ou des subtilités de fonctionnement.
Sauf exception, toute l’équipe d’animation accompagne le groupe d’ados pendant les transports aller et retour (SNCF ou avion au départ de Paris). De son côté, l’équipe de permanence accueille sur le terrain les enfants ou les jeunes voyageant individuellement.
6) Sans Frontières est à votre écoute
- Comment s’effectue la programmation de vos séjours ?
- Puis-je vous proposer mon projet ?
- Affectez vous les personnels en fonction de leur connaissance d’un pays ?
- Puis-je vous proposer mon équipe ?
- Et les couples à l’encadrement en binôme ?
- Est-ce normal ou “moral” de fonctionner avec un système de primes ?
- Qui attribue les primes et sur quels critères ?
Pour chaque nouvelle programmation, nous prenons en compte les remarques des familles, celles de nos équipes et de nos partenaires.
Oui et non. Si vous avez un projet nous ferons tout pour vous aider à le réaliser. C’est bien là le but d’une association comme la nôtre. Néanmoins nous commencerons par travailler ensemble deux années afin de vérifier que nous sommes en phase. Les projets sont issus du collectif d’animateurs militants de l’association.
Non. Le travail dont il s’agit ici n’est pas le “guidage” d’un groupe comme le ferait un tour-opérateur. “L’esprit du voyage” est autre, et l’enjeu est de permettre aux jeunes qui nous font confiance de prendre eux mêmes en main leur voyage, graduellement et sans démagogie par la patience et l’accompagnement éducatif. On peut les aborder en leur disant “je découvre comme vous, mais j’ai préparé en étroite liaison avec Sans Frontières” pour optimiser les “possibles”. La qualité principale est la curiosité assortie d’une envie de partager, de transmettre notre “goût de l’ailleurs et des autres”. Aborder le groupe sans le poids d’une expérience du pays, c’est accepter le risque de se tromper et de mettre en place un dialogue où l’on cherche ensemble. Cette attitude pédagogique balaie la “posture” et favorise l’appropriation. Ce n’est pas une improvisation ou un tâtonnement expérimental.
Oui et non. Nous privilégions l’adhésion au projet de l’association plutôt que la “cooptation affective”. Il n’en reste pas moins vrai que les deux sont compatibles et l’on voit régulièrement des directeurs (trices) nous proposer des candidatures d’animateurs (trices) qu’ils connaissent et avec lesquels ils aimeraient fonctionner.
Statistiquement, c’est discutable et discuté. 50 % des expériences dans ce domaine sont décevantes. Soit que le couple n’arrive pas à fonctionner en équipe, soit qu’il soit perçu comme trop “fermé” par les jeunes. Vrai ou faux, ce n’est pas facile à vivre , ni pour les uns, ni pour les autres. Quand cela ne fonctionne pas, le phénomène le plus courant est le sentiment que “comme c’est un couple, c’est difficile de parler à l’un ou l’autre sans la présence de celui ou celle que l’on a pas choisi”.
Les faits sont têtus. Dans les années 90-95, nous avions trop de véhicules endommagés par les conducteurs et nos primes d’assurances et autres franchises s’envolaient. De la même manière, nous avions du mal, par la persuasion et le bon sens à convaincre quelques uns de l’importance de remplir un “road-book” pour faire bénéficier au collectif de l’expérience particulière, de rapporter adresses, croquis et contacts pour la documentation. De la même manière, que dire de ceux qui nous laissaient le matériel sale et inutilisable, voire oublié dans le train en prétextant fatigue et fatalité. D’autres encore, devant des questionnaires d’ados “insatisfaits” n’hésitaient pas à les “oublier”. D’autres aussi offraient un cadeau individuel aux ados avant de leur demander de remplir les questionnaires. Certains répondaient “j’ai fait un bon camp, c’est déjà ça”.
Sur l’été 2006, nous avons calculé que seulement 8% des personnels ont choisi par leur fonctionnement de ne pas bénéficier d’une ou plusieurs primes. 92% les ont obtenues.
La mise en place de ce système de primes a largement contribué à l’amélioration de nos séjours et a réduit le sentiment d’injustice des uns par rapport aux autres face à la rémunération apportée au travail fourni.
L’équipe collégiale des intervenants des ateliers de préparation et bilan. L’animateur de réunion joue le rôle de conciliateur.
